De la Zenitude

Créé(e): 13/05/2015 - 18:00
Zénitude

J’ai cru, jusqu’il y a peu de temps encore, qu’être Zen relevait d’un exploit intellectuel...

J’ai cru, jusqu’il y a peu de temps encore, qu’être Zen relevait d’un exploit intellectuel, d’une prédisposition allouée à la naissance ou développée dans certaines cultures. Bref tout sauf moi, inquiète de nature, sous mon apparence stoïque, bien habitée par le judéo-christianisme dans lequel j’ai été façonnée. Au détours de mes lectures d’articles en développement personnel, histoire d’éclairer mon vécu et de trouver des solutions pour vivre mieux (n’est-ce pas l’idéal de tout un chacun?), voici que je découvre trois préceptes que je n’avais pas encore abordé et que j’ai plaisir à partager avec vous.

Le premier évoque l’utilité de « se faire du souci » au moins une vingtaine de minutes par jour (Christian Godefroy). Soit, cela évite, voire soulage toute possible culpabilisation. Evitez toutefois le surdosage, il pourrait nuire fortement à votre pouvoir d’attractivité! L’objectif, à travers ce temps dédié aux « soucis », réside dans une unique séance journalière. S’il en est qui s’invitent avant, il convient de leur proposer de repasser plus tard… genre à 14h, moment où chaque souci sera évoqué largement, pour laisser la place aux visions négatives, ressentiments, jugements, désagréments etc… susceptibles de détourner notre journée de tout le positif souhaité au réveil. Une fois ce temps échu, les solutions viendront d’elles-mêmes, dans l’action, il s’agit là de se faire confiance.

A cela j’ajoute la prise de conscience de notre respiration, que j’approfondie chaque jour. C’est tellement naturel, mécanique, que l’on oublie qu’elle est au fondement de la vie. Et je ne sais pas vous, mais je me suis rendue compte que souvent, dans la journée, je suis en apnée, ou encore avec une respiration superficielle. Si je prends le temps, quelle que soit la situation dans laquelle je me trouve, dans la journée, d’être attentive à mon expire, pour l’allonger, le sentir, l’accompagner en conscience, je reprends aussi contact avec mon corps, ma présence ici et maintenant. Je suis là.

Maintenant que je suis en contact avec mon corps, que j’ai écouté mon esprit sans pour autant me laisser dévorer par lui, voici le temps de la décharge. Expérience issue de la Gestald Thérapie, Stephen Vasey propose que chaque jour, grâce à l’alliance du geste, du souffle et de la voix, nous déchargions hors de nous ces petits riens qui s’accumulent tout au long de la journée et qui peuvent, au bout d’un certain temps, avoir pour effet de nous faire exploser tant le trop plein accumulé est grand.
En quelque sorte, je découvre que rester zen passe aussi et surtout par le corps, par conséquent plus accessible.

à propos de l'auteur

Nathalie